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	<title>Revue Que Faire ?</title>
	<link>http://quefaire.lautre.net/</link>
	<description>Site web de la revue &#034;Que Faire ?&#034;. Revue marxiste &#233;labor&#233;e par des militant-e-s du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et visant &#224; &#234;tre un outil pour contribuer &#224; &#233;laborer une strat&#233;gie r&#233;volutionnaire et &#224; unir des militant-e-s du NPA autour de cette &#233;laboration.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Revue Que Faire ?</title>
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		<title>Le talon d'Achille du Capitalisme</title>
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		<dc:date>2011-06-23T13:54:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Johan Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Crise</dc:subject>
		<dc:subject>Marx</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au sein du NPA nous analysons le capitalisme comme un syst&#232;me &#233;conomique qui produit in&#233;vitablement des crises. Mais comment le comprendre et l'expliquer ? &lt;br class='autobr' /&gt; Pour commencer, le capitalisme fonctionne sur la base de deux s&#233;parations essentielles : Premi&#232;rement une s&#233;paration entre les unit&#233;s de productions elles m&#234;mes, c'est la base de la concurrence. Deuxi&#232;me s&#233;paration, celle &#224; l'int&#233;rieur de chaque unit&#233; de production entre ceux qui poss&#232;dent les moyens de produ&#173;ction et ceux qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lcr.quefaire.lautre.net/que-faire-no06-fevrier-avril-2011" rel="directory"&gt;Que Faire ? - n&#176;06 - F&#233;vrier/Avril 2011&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://lcr.quefaire.lautre.net/Crise" rel="tag"&gt;Crise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://lcr.quefaire.lautre.net/Marx" rel="tag"&gt;Marx&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://lcr.quefaire.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH106/arton274-5c0fb.jpg?1308828771' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au sein du NPA nous analysons le capitalisme comme un syst&#232;me &#233;conomique qui produit in&#233;vitablement des crises. Mais comment le comprendre et l'expliquer ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour commencer, le capitalisme fonctionne sur la base &lt;br class='autobr' /&gt;
de deux s&#233;parations essentielles :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Premi&#232;rement une s&#233;paration entre les unit&#233;s de productions elles m&#234;mes, c'est la base de la concurrence.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Deuxi&#232;me s&#233;paration, celle &#224; l'int&#233;rieur de chaque unit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
de production entre ceux qui poss&#232;dent les moyens de produ&#173;ction et ceux qui vendent leur force de travail aux premiers.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;De la concurrence entre les possesseurs des moyens de production na&#238;t le besoin d'accumuler toujours plus de capital. C'est au sein de ce processus d'accumulation qu'il existe une contradiction insolvable, motrice des crises du syst&#232;me capitaliste. Quelle est cette contradiction fondamentale et cong&#233;nitale au capitalisme ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour r&#233;pondre &#224; cette question, nous avons besoin de mobiliser une notion introduite par Karl Marx dans le tome III du &lt;i&gt;Capital&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Karl Marx, Le Capital, Livre III, section III.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : &#171; la baisse tendancielle des taux de profit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article se d&#233;compose de la mani&#232;re suivante : premi&#232;rement, expos&#233; des fondamentaux autour de la th&#233;orie &#171; valeur-travail &#187; et de la formation de plus-value afin de comprendre la d&#233;finition des taux de profit ; deuxi&#232;mement, explication de la tendance &#224; la baisse de ces taux de profit avec comme cons&#233;quence des crises &#233;conomiques qui, dans le temps, sont de de plus en plus profondes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;Les fondamentaux&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A) La th&#233;orie de la valeur-travail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;finition pr&#233;cise du taux de profit est le rapport entre la plus-value et le capital total qui est la somme du capital variable et du capital constant. Qu'est ce que la plus-value ? Que sont le capital constant et le capital variable ? Pour le comprendre, il faut repartir de la th&#233;orie premi&#232;re du Capital, la th&#233;orie de la valeur-travail&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Karl Marx, Le Capital, Livre I, section I.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Marx dit que la valeur d'un produit correspond au temps de travail socialement n&#233;cessaire accumul&#233; dans celui-ci. C'est le travail qui cr&#233;e la valeur et la valeur n'est que du travail mat&#233;rialis&#233;. Le travail est le point commun entre tous les produits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le capitalisme, la valeur d'un produit n'est plus mesur&#233;e &#224; partir de son &lt;br class='autobr' /&gt;
utilit&#233; (valeur d'usage) mais &#224; partir de sa capacit&#233; d'&#233;change (valeur d'&#233;change). La valeur a donc un double caract&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle &#224; une grandeur mesurable &#224; travers le temps de travail consacr&#233; &#224; produire une marchandise, mais elle correspond aussi &#224; une forme sociale entre les hommes. Elle poss&#232;de un double aspect quantitatif et qualitatif. Isaac Roubine dit : &#171; &lt;i&gt;Ce n'est pas le travail en lui m&#234;me qui donne de la valeur au produit, c'est seulement ce travail qui est organis&#233; sous une forme sociale d&#233;termin&#233;e&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Isaac Roubine, Essais sur la th&#233;orie de la valeur de Marx, Paris, 2009, ().&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, une voiture co&#251;te plus cher qu'un v&#233;lo car il y a plus de travail accumul&#233; dans la premi&#232;re. L'argent n'est qu'une marchandise interm&#233;diaire pour &#233;changer ces produits. Ici la valeur est consid&#233;r&#233;e par sa grandeur. Toutefois pour produire une voiture, il faut aujourd'hui un temps de travail d&#233;fini par un niveau technologique et une organisation du travail situ&#233;s dans le temps et l'espace. Si nous nous mettons &#224; produire une voiture en deux ans en Europe, sa valeur d'&#233;change ne sera pas plus importante que la m&#234;me voiture construite en une semaine dans une usine europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; le terme &#171; socialement n&#233;cessaire &#187; dans la d&#233;finition de Marx.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La valeur d'&#233;change est alors perp&#233;tuel&#173;lement en &#233;volution sous le capitalisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;veloppement de la productivit&#233; du travail la modifie sans cesse. Ainsi Roubine peut dire : &#171; &lt;i&gt;La force motrice qui transforme l'ensemble des rapports de valeur a sa source dans le progr&#232;s mat&#233;riel-technique de production &lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, ( roubine/Chapitre2-8.html)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;B) La formation de la plus value&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une fois la th&#233;orie de la valeur travail d&#233;finie, nous devons saisir ce qu'elle ouvre comme perspectives analytiques. En effet, elle permet de comprendre les rapports de production sociaux et leurs dynamiques techniques. Cela d&#233;bouche sur une vision claire de ce qu'est la plus-value et par cons&#233;quent l'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le capitalisme, tous les produits prennent la forme de marchandises, c'est &#224; dire qu'ils sont destin&#233;s &#224; &#234;tre vendus sur un march&#233;. Le salari&#233; est aussi une marchandise puisqu'il il se vend sur le march&#233; du travail pour un prix : le salaire. Sa particularit&#233; est qu'il est le seul &#224; pouvoir donner de la valeur &#224; toutes les autres marchandises gr&#226;ce &#224; la valeur qu'il poss&#232;de : le travail. Ainsi, pendant une journ&#233;e de travail, le salari&#233; va toucher une partie de sa richesse produite sous la forme de salaire et l'autre partie ira dans les poches du patron. Cette deuxi&#232;me part qui revient au patron est la plus-value. Cette notion de plus-value, capitale pour comprendre la notion d'exploitation, n'est mobilisable que si nous avons compris que le travail est la source de valeur et que cette valeur est celle d&#233;tenue par les travailleurs, dans une forme sociale de production particuli&#232;re qui est le capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, si un ouvrier travaille 8 heures par jour, il recevra 4 heures de son travail en salaire et les autres 4 heures seront du sur-travail, c'est &#224; dire une partie en plus qui reviendra au patron. Ce sur-travail est la base de la richesse des capitalistes. Les 4 heures que le patron s'octroie sont la plus-value. Dans toute l'histoire du capitalisme, une lutte acharn&#233;e existe entre les travailleurs pour garder un maximum de la valeur qu'ils ont cr&#233;es et les capitalistes qui veulent en voler le plus possible ; ce sont les luttes autour des questions du salaire, des conditions de travail et du temps de travail. &#192; partir de la plus-value et du salaire que touche le travailleur, nous pouvons mesurer le taux de plus-value ou taux d'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier est le rapport entre la plus-value et le co&#251;t de la main d'&#339;uvre. Dans notre exemple, le taux de plus-value est de 100 % (4/4). Il mesure le degr&#233; d'exploitation des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C) Le taux de profit&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutefois ce n'est pas le taux de plus-value qui int&#233;resse le capitaliste, mais le taux de profit. En effet il a besoin de r&#233;aliser un retour maximum sur son investissement total et pas seulement sur ses d&#233;penses en salaire. Les d&#233;penses en salaire sont ce que Marx appelle le capital variable, c'est &#224; dire le co&#251;t de la main d'&#339;uvre. Mais une autre partie du capital existe : le capital dit constant, qui correspond aux moyens de productions. Ce sont les machines, les b&#226;timents, les outils, les mati&#232;res premi&#232;res...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi nous comprenons mieux la d&#233;fini&#173;tion des taux de profit donn&#233;e au d&#233;but de l'article : c'est le rapport entre la plus-value et le capital total qui est la somme du capital variable et du capital constant. En termes plus simples, le rapport entre la part de travail vol&#233;e par le capitaliste aux travailleurs et l'investissement total du capitaliste (machines et salaires). Pour calculer son retour sur investissement, c'est &#224; dire son taux de profit, le capitaliste doit additionner ses d&#233;penses salariales et ses d&#233;penses en machines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un exemple donn&#233; par Alex Callinicos dans son livre &lt;i&gt;Les id&#233;es r&#233;volutionnaires de Karl Marx&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alex Callinicos, Les id&#233;es r&#233;volutionnaires de Karl Marx, Paris, 2008.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : Un patron part avec un capital de 100 000 &#8364;. Il emploie 100 travailleurs avec un salaire de 1 000 &#8364; par mois. Son co&#251;t salarial (ou capital variable) est alors de 100 000 &#8364; par mois. Si le taux de plus value est de 100 % (sur la journ&#233;e de travail de 8 heures, quatre sont donn&#233;es au salari&#233; et quatre sont prises par le patron), la plus-value produite sera &#233;galement de 100 000 &#8364;. Les travailleurs ont simplement produit 200 000 &#8364; de richesses, 100 000 &#8364; leurs reviennent et 100 000 &#8364; vont au patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le profit du capitaliste est alors de 100 000 &#8364; (la plus-value) et son capital &#224; la fin du cycle est de 200 000 &#8364; (on ajoute les 100 000 &#8364; de d&#233;part). En partant avec 100 000 &#8364; de capital, le patron finit avec 200 000 &#8364; &#224; la fin du mois. Mais si le capitaliste doit aussi payer des machines, disons pour 50 000 &#8364; (son capital constant), le capital investi total est alors de 150 000 &#8364; (100 000 &#8364; de salaires et 50 000 &#8364; de machines). Ainsi le taux de profit se r&#233;sume &#224; 100 000/150 000, soit 66 %.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais qu'est-ce qui explique que les taux de profit auraient tendance &#224; baisser ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_267 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lcr.quefaire.lautre.net/IMG/jpg/sysphus.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lcr.quefaire.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH714/sysphus-01d9b.jpg?1793542161' width='500' height='714' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;Baisse des taux de profit et crises&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A - Une loi &#233;conomique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La concurrence est la source de la baisse tendancielle des taux de profit. Chris Harman dit : &#171; &lt;i&gt;Les capitalistes se marchent les uns sur les autres pour produire toujours plus de marchandises&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chris Harman, La folie du march&#233;, les rouages du capitalisme aujourd'hui, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Afin de surpasser son concurrent, le capitaliste doit innover. Pour cela, il doit investir dans le capital constant qui ne cr&#233;e pourtant pas de valeur. Le capital constant va cro&#238;tre plus vite que le capital variable. La concurrence modifie de mani&#232;re permanente la composition organique du capital (le rapport entre &lt;br class='autobr' /&gt;
le capital constant et le capital variable) au profit du capital constant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cons&#233;quence de cette logique est la baisse de la valeur issue du travail par rapport &#224; l'investissement (en proportion). Le capital constant cro&#238;t plus vite que la plus-value. D&#232;s lors, le taux de profit (&#224; l'&#233;chelle du syst&#232;me) ne peut que baisser. Plus la productivit&#233; du travail progresse, plus les taux de profits chutent. Chris Harman tire une conclusion simple de cette loi : &#171; &lt;i&gt;Ce qui est bon pour le capitaliste individuel est mauvais pour le syst&#232;me capitaliste dans son ensemble&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un exemple, en trois temps :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; En 2000, un patron qui fabrique des stylos ach&#232;te dix machines pour 100 000 &#8364;. &#192; c&#244;t&#233;, il paye dix ouvriers 10 000 &#8364; chacun pour un an, soit 100 000 &#8364; de salaires. La production est de 300 000 stylos dont le prix unitaire est de 1 &#8364;, la plus-value est alors de 100 000 &#8364; (le b&#233;n&#233;fice des marchandises moins le co&#251;t de production). La composition organique du capital est de 1/1 (100 000/100 000) avec un taux de profit de 50% (100 000/200 000).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En 2010 un fournisseur lui propose des machines &#224; 15 000 &#8364; qui permettent de produire deux fois plus de stylos, toujours avec un ouvrier par machine. Le patron est tr&#232;s int&#233;ress&#233;. Il fait ses calculs et opte pour cette solution avec 150 000 &#8364; de machines, mais seulement 100 000 &#8364; de salaires avec 10 ouvriers et une production de 600 000 &#8364;. Le taux de profit est de 140 % (350 000/250 000).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Toutefois, en 2011 tous les concurrents ont adopt&#233; ces machines. Le prix des stylos d&#233;cro&#238;t. Les machines gardent un coup de 150 000 &#8364;, les salaires restent &lt;br class='autobr' /&gt;
de 100 000 &#8364; et la production de 600 000 stylos se maintient mais avec une valeur &lt;br class='autobr' /&gt;
de 0,58 centimes l'unit&#233; (350 000 &#8364;). La plus-value n'est plus que de 100 000 &#8364;, donc le taux de profit de 40 % (100 000/250 000). Cette baisse du taux de profit est directement li&#233; &#224; la hausse de la composition organique du capital (1/1 en 2000 et 1,5/1 en 2011).&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le choix du premier capitaliste qui utilise cette composition organique &lt;br class='autobr' /&gt;
du capital est rationnel, comme l'est celui de ses concurrents qui s'alignent sur lui. Ainsi Marx &#224; pu dire : &#171; &lt;i&gt;La v&#233;ritable barri&#232;re &#224; la production capitaliste, c'est le capital lui m&#234;me&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Karl Marx, Le Capital, Livre III, chapitre XV.&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Mais pourquoi et comment cette loi &#233;conomique conduit-elle &#224; des crises ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;B - Une cons&#233;quence : la crise du syst&#232;me capitaliste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La baisse des taux de profit accentue la concurrence entre les capitalistes. Cette concurrence accroit &#224; son tour la pression sur les taux de profit. Alors, toute une partie du capital &#171; &lt;i&gt;nouvellement accumul&#233; ne peut peut plus s'investir productivement aux conditions de rentabilit&#233; normalement escompt&#233;es ; elle est de plus en plus refoul&#233;e vers des activit&#233;s sp&#233;culatives, hasardeuses, moins rentables&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ernest Mandel, La crise 1974-1982. Les Faits. Leur interpr&#233;tation marxiste, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les capitalistes ne veulent plus investir, faute de taux de profit &#233;lev&#233;s. Les banques d&#233;veloppent le cr&#233;dit pour soutenir leurs principaux clients afin qu'ils r&#233;investissent. Mais les entreprises se retrouvent fragilis&#233;es face &#224; tout ajustement rapide des profits et des prix. La surchauffe est en marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors l'effet cumulatif &#224; la baisse des taux de profit est celui de la surproduction. &#171; &lt;i&gt;La surproduction signifie toujours que le capitalisme a produit plus de marchandises qu'il n'y avait de pouvoir d'achat disponible pour les acheter aux prix de production, c'est-&#224;-dire &#224; des prix qui rapportent aux propri&#233;taires de ces marchandises le profit moyen escompt&#233;&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans les deux principaux d&#233;partements de l'&#233;conomie (biens de productio / biens de consommation) les marchandises produites ne peuvent plus &#234;tre vendues suivant un taux de profit n&#233;cessaire pour maintenir celui qui existait lors de leur production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Brusquement, l'offre d&#233;passe la demande solvable au point de provoquer massivement un recul des commandes et une r&#233;duction importante de la production courante. Ce sont cette m&#233;vente, ce d&#233;stockage et cette r&#233;duction de la production courante qui entra&#238;nent le mouvement cumulatif de la crise : r&#233;duction de l'emploi, des revenus, des investissements de la production, des commandes ; nouvelle spirale des r&#233;ductions de l'emploi, des revenus, des investissements, de la production, etc. et ce, dans les deux d&#233;partements fondamentaux de la production, celui des biens de production et celui des biens de consommation&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem.&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sch&#233;matiquement, nous pouvons dire que le sur-investissement provoque une suraccumulation de capitaux qui &#224; son tour provoque un sous-investissement et une surproduction. Au c&#339;ur de ce sch&#233;ma se situe la baisse tendan&#173;cielle des taux de profit, cons&#233;quence de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production et de leur concurrence acharn&#233;e au nom de la loi du profit.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C- Des crises de plus en plus profondes &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cependant les capitalistes ont su dans l'histoire se maintenir au pouvoir et &#233;viter la &#171; banqueroute totale &#187;. Pour cela, ils ont su profiter des crises du syst&#232;me elles-m&#234;mes. Chris Harman l'explique : &#171; &lt;i&gt;Les entreprises capitalistes survivent aux crises par le cannibalisme, en se d&#233;vorant les unes les autres. Les rescap&#233;es peuvent s'emparer de moyens de production &#224; un prix bien plus bas que leur ancienne valeur. Ils ont ainsi l'opportunit&#233; d'augmenter leur production en utilisant le mat&#233;riel le plus performant et sans avoir &#224; en payer le prix. L'investissement peut cro&#238;tre en volume sans cro&#238;tre en co&#251;t. Ceci emp&#234;che que l'investissement ne croisse beaucoup plus vite que l'ensemble de la force de travail employ&#233;e, soulageant par l&#224; m&#234;me le taux de profit du poids qui s'exerce sur lui&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chris Harman, op. cit.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les capitalistes baissent alors consid&#233;rablement leur composition organique du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la crise peut &#234;tre une solution de relance brutale et profonde de l'accu&#173;mulation du capital. Mais une &#233;volution se fait jour : avec le temps, ces crises sont de plus en plus profondes. La concentration du capital est de plus plus prononc&#233;e. La destruction de capitaux par la mise en faillite d'entreprises se heurte &#224; l'interd&#233;pendance des capitaux entre eux. C'est le &#171; too big to fail &#187;. Les crises &#233;conomiques du capitalisme ne sont pas une s&#233;rie math&#233;matique r&#233;p&#233;titive, elles &#233;voluent et ce dans un sens de plus en plus destructeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs le d&#233;veloppement de la finance (sujet de nombreux d&#233;bats) ne peut inverser la tendance. D'une part, dans un contexte o&#249; les taux de profit baissent fortement, les capitalistes sont &#224; la recherche de profits rapides l&#224; o&#249; ce n'est plus possible dans le secteur productif. Mais le ph&#233;nom&#232;ne reste limit&#233; car la valeur est au final issue de l'&#233;conomie r&#233;elle. D'autre part, le d&#233;veloppement du cr&#233;dit &#224; permis de soutenir la consommation et d'&#233;viter la banqueroute de nombreuses entreprises. Cependant ce ph&#233;nom&#232;ne est &#233;galement limit&#233; car les travailleurs ne peuvent payer suffisamment de taux d'int&#233;r&#234;t que si les salaires augmentent ; solution impossible pour les capitalistes car les profits seraient r&#233;duits pour l'ensemble du syst&#232;me ; et l'endettement des entreprises fragilise leur r&#233;sistance &#224; tout ajustement brusque de l'&#233;conomie. La finance prend ses racines dans l'expansion de mode de production capitaliste. Elle peut masquer un temps donn&#233; la baisse tendancielle des taux de profit mais non l'inverser&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au sujet des facteurs antagonistes &#224; la baisse des taux de profit (que nous (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_266 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://lcr.quefaire.lautre.net/IMG/jpg/cul_de_sac.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://lcr.quefaire.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH352/cul_de_sac-7b21f.jpg?1793542161' width='500' height='352' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure il nous suffit de retenir trois id&#233;es fortes :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Toute valeur est le produit du travail humain. Cette valeur prend une forme sp&#233;cifique dans une &#233;conomie marchande (valeur d'&#233;change). Elle a une grandeur et une forme sociale qui nous permet de comprendre les m&#233;canismes de l'exploita&#173;tion via la formation de la plus-value.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La formation de la plus-value nous permet de d&#233;terminer les taux de profit en proportion de l'investissement total du capitaliste. Ceux-ci ont une tendance &#224; baisser en cons&#233;quence du processus d'accumulation de capital.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La concentration de plus en plus prononc&#233;e des capitaux rend les crises de plus plus destructrices. La faillite de grands capitaux entra&#238;ne les autres, par effet cumulatif, en d&#233;truisant leur march&#233; et en coupant leur approvision&#173;nement. L'&#233;croulement peut cr&#233;er un trou noir au c&#339;ur du syst&#232;me.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Ces trois id&#233;es ne peuvent que nous amener &#224; penser la loi du profit comme irr&#233;m&#233;diablement incompatible avec la satisfaction de nos besoins sociaux. Cette incompatibilit&#233; doit &#234;tre d&#233;sormais plac&#233;e au centre de la lutte des classes car plus que jamais le capitalisme est un colosse au pied d'argile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Karl Marx, &lt;i&gt;Le Capital&lt;/i&gt;, Livre III, section III.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Karl Marx, &lt;i&gt;Le Capital&lt;/i&gt;, Livre I, section I.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Isaac Roubine, Essais sur la th&#233;orie de la valeur de Marx, Paris, 2009, (&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-8.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.marxists.org/francais/roubine/Chapitre2-8.html&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibidem, (&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.marxists.org/francais/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
roubine/Chapitre2-8.html)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alex Callinicos, &lt;i&gt;Les id&#233;es r&#233;volutionnaires de Karl Marx&lt;/i&gt;, Paris, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Chris Harman, &lt;i&gt;La folie du march&#233;, les rouages du capitalisme aujourd'hui&lt;/i&gt;, Paris, 1995.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibidem.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Karl Marx, &lt;i&gt;Le Capital&lt;/i&gt;, Livre III, chapitre XV.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ernest Mandel, &lt;i&gt;La crise 1974-1982. Les Faits. Leur interpr&#233;tation marxiste&lt;/i&gt;, Paris, 1982.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibidem.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibidem.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Chris Harman, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Au sujet des facteurs antagonistes &#224; la baisse des taux de profit (que nous ne traitons pas sp&#233;cifiquement ici) nous pouvons nous r&#233;f&#233;rer &#224; l'article de Chris Harman &#171; Le taux de profit et le monde d'aujourd'hui &#187; (&lt;a href=&#034;http://quefaire.lautre.net/archives/article/le-taux-de-profit-et-le-monde-d&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://quefaire.lautre.net/archives/article/le-taux-de-profit-et-le-monde-d&lt;/a&gt;), 2007. Par ailleurs cette question pourra faire l'objet d'un futur article dans un prochain num&#233;ro de la revue.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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